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Les fréquences et caractéristiques
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Le CPL du Linky en France utilise la bande radio "CENELEC A"
qui va de 3 kHz à 95 kHz
Il est superposé sur le signal 50 Hz de puissance.
Le CPL G1
utilise deux fréquences ; 63.3 et 74 kHz
qui réprésente le binaire 0 et 1
avec un encodage S-FSK (Spread Frequency Shift Keying)
Il n'est pas très robuste car les câbles électriques
n'étaient jamais prévus
pour véhiculer des signaux à des radiofréquences.
Il a une portée d'environ 300 mètres.
Le CPL G3
(il n'y a pas de "G2") utilise 25 porteuses (fréquences) entre 35.9 kHz et 90.6 kHz
avec un encodage OFDM (Orthogonal Frequency Division Multiplexing)
qui est beaucoup plus résistant aux interférences.
Il peut aussi traverser les transformateurs BT/HTA
moyennent un peu de matériel supplémentaire)
pour être véhiculé sur les lignes haute tension.
Il a une portée de plus d'un kilomètre.
Le "G1" et "G3" partageant la même bande et les mêmes fils
mais le G3 laisse une "encoche" de 11 porteuses inutilisées
pour ne pas perturber le "G1".
Le schéma ci-dessous vaut mille mots...
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Quelques remarques importantes concernant le CPL
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1. Contrairement à ce qu’affirme Enedis
- les compteurs Linky sont bien des émetteurs de signaux radio
(pour lesquels Enedis n’a aucune licence d’opérateur de télécommunications).
Le fait qu’ils n’ont pas d’antennes ne change rien : c’est les câbles électriques qui en deviennent.
Les concentrateurs sont aussi une source de signaux, mais souvent moins proche que votre compteur
(qui se trouve habituellement chez vous).
De surcroît un seul concentrateur peut avoir 300 compteurs dans sa « grappe » - tous émettant…
- Les signaux du CPL entrent bien dans toute l’installation de la maison à partir du compteur
et à partir des compteurs de votre voisinage via le réseau public
(dans un rayon de 300 m pour le G1 et jusqu’à plusieurs km pour le G3).
2. Bien que son niveau de puissance soit relativement faible (1.26 V RMS max)
aucune étude sérieuse à long terme n’a été menée sur les effets sur le corps humain
du CPL présent dans les habitations et véhiculé et rayonné
par tous les câbles électriques non-blindés
de chaque installation
de façon discontinue mais quasi-permanente pour la gestion du réseau.
Enedis s’appuie sur des mesures faites en « laboratoire »
dans des circonstances artificielles sur une très courte durée.
Le premier rapport et les conclusions de l’ANSES ne sont pas valables
et elle reconnaît désormais la nécessité de poursuivre des études plus approfondies.
3. Contrairement à ce qu’affirme Enedis le CPL utilise bien des radiofréquences (CENELEC bande ‘A’)
classés potentiellement cancérogènes catégorie ‘2B’ par le CIRC.
Cette bande est réservée aux fournisseurs d’électricité
(mais d’autres fréquences proches sont utilisées par des radio-amateurs,
pour la communication maritime et l’horloge radio…
aussi que - dans le temps - par France Inter et le BBC World Service).
4. Une petite note sur la fréquence de 490 kHz qui est souvent évoquée par de nombreux auteurs :
cette fréquence ne fait pas partie de celles exploitées par Enedis pour le CPL en France.
Elle est réservée au système international ‘NAVTEX’
(alertes textuelles météorologiques aux vaisseaux en mer – par exemple en cas de tempête).
Cette fréquence est allouée par la FCC (les USA, qui n’opère pas NAVTEX) pour le CPL.
Les japonais et asiatiques aussi autorisent une fréquence proche (jusqu’à 450 kHz).
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. Contrairement à ce qu’ils affirment pour amadouer le public
le CPL n’a JAMAIS été utilisé par Enedis auparavant.
Le système « PULSADIS » utilisé pour transmettre des signaux
de début/fin
des périodes heures pleines/heures creuses
n’a absolument aucun rapport avec le CPL utilisé par les compteurs « Linky ».
Il utiise une séquence de 41 pulsations à 175 Hz
- seulement 3.5 fois la fréquence du courant 230V
(sans radiofréquences et non modulée)
qui peuvent encoder plusieurs changements de tarif.
L'ensemble parvient à tout le monde en même temps.
Il est envoyé deux fois par jour et
dure 102 secondes.
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